vendredi, août 25, 2006

Moi, mes Papiers et la Pute consulaire.

- Avez-vous le formulaire Q - 106?
- hee, non. C'est quoi le formulaire Q - 106?
- Monsieur, c'est le formulaire que vous devez remplir pour attester de votre adhésion au régime d'assurance maladie du Québec lors de votre voyage.
- Ah. Et bien j'ai cette feuille, ici, voyez, qui le prouve et qui dit exactement cela.
- Ah non, monsieur. Celle-ci est pour un étudiant en stage, ce qui n'est pas votre cas. Voyez ici, « Sta-ge », voilà. Je sais ce que je dis, monsieur.

- Bon, d'accord. Et bien.. c'est tout ce que j'ai, madame, sur le sujet.

De ses yeux verts et froids, elle me regarde avec condescendance. Bouche pincée à la bureaucrate, elle retourne sur mon dossier.

- Bon, ici, ce document n'est pas nominatif!
- Il n'est pas nominatif, en effet, madame. Mais il a été estampé par le sceau de l'université et signé et approuvé par le directeur de mon programme.
- Bien c'est inutile! Voyez, il est marqué que cette police d'assurance voyage couvre l' Université de Montréal.
- Les étudiants de l'Université de Montréal, madame.
Elle lève les yeux, genre pour me signaler que mon intervention la dérangeait puisque j'avais dit une ineptie.
- Votre nom n'y paraît pas.
- Mais madame, je suis un étudiant de l'Université de Montréal. Tenez, ce papier-ci est une attestation du registraire de l'université prouvant hors de tout doute que je suis inscrit comme étudiant à l'Université de Montréal pour la durée de mon séjour.
- Écoutez monsieur, je ne peux pas prendre ce document car il n'est pas nominatif. C'est tout.
- Bon, d'accord. Mais c'est le seul que j'ai à vous proposer.
- Bien il n’est pas bon.
...

- Tenez, même chose pour celui-ci. Comment pensez-vous obtenir un visa alors que vous ne présentez que des documents qui ne sont pas nominatif.
- Oui mais madame, il sont estampé et reconnus par les personnes qui ont l'autorité de me déclarer assuré par l'Université.
- Ils ne sont pas nominatifs, je ne peux pas les prendre.
- Bon, ben si tel est le cas… que voulez vous que je vous dise moi.

à ce moment, j'était calme à l'extérieur, mais franchement déçu par le tournure des événements. Ces foutus documents, je tente de les amasser depuis un petit bout de temps déjà, et rien de fonctionne. Je n'aurais pas mon visa avec cette pute qui me refuse la majorité de mes documents. Comprenez que je n'étais guère souriant.

- Ici vous me présentez un document qui n'est pas officiel.
- La lettre de bourse! Mais c'est celle qui prouve que j'ai la subvention monétaire nécessaire pour obtenir mon visa.
- Cette lettre est conditionnelle, monsieur; elle dit, ici, que vous avez besoin d'être en haut de 3.4 de moyenne, qu'il vous faut un billet d'avion et votre lettre d'inscription à une université étrangère.
- Mais c'est condition sont remplies. Voyez je vous ai donné mon relevé de note, estampé par le registraire, je vous présente mon billet d'avion et voici ma lettre officielle d'inscription à Paris VII.
- Mais ce n'est pas une attestation, ca, monsieur, c'est conditionnel, ca ne prouve rien du tout!
- J'ai tous les documents pour le prouver, madame, ici même!
- Monsieur, si je présente ça à mon supérieur, il ne le signera pas! ( N.B. : j'ai appris, ensuite par l'office fraco-québécois de la jeunesse, que présentement, leurs patrons sont en vacance et que les employés se paient leur power-trip de leur vie. Je ne suis donc probablement pas le seul dans cette situation)
- Alors je sais pas quoi vous donnez pour vous le prouver : c'est tout ce que l'on m'a donné hier, lorsque je suis allé confirmer cette bourse de mobilité.
- Ben ca c'est pas mon problème, monsieur.
- Pouvez-vous me dire, alors, quels documents vous avez besoin?
- Ah non, moi je récolte mais je ne fais pas le travail pour vous!
- bon, ben je sais pas, alors. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?

Elle se tourne vers moi, dépose fermement ses mains sur son bureau. Elle me regarde avec haine, je le sens, elle va exploser sur moi!!!

- Bon, ben j'vois pas, là. me dit-elle. Vous me semble complètement blasé, vous avez l'air à vous en foutre complètement de ce que je vous dit
- Pardon? je suis pas blasé! c'est quoi ca? et je ne m'en fout pas du tout.. mais je suis surpris de voir que rien ne marche!
- Non, ca ne marchera pas comme ça. Vous reviendrai lorsque vous changerai d'attitude, d'ici là au revoir, partez!
- Quoi? quelle attitude, qu'est-ce que j'ai fait?
- Vous avez une attitude arrogante, vous me répondez effrontément! Du balais!
- ...
- Du balais j'ai dit, ne me forcez pas à appeler le gardien de sécurité!

Tout en me faisant son numéro, elle se lève et sors de son bureau où elle m'indique, très clairement avec son bras, la sortie.

- Incroyable, dis-je
- et faites attention à ce que vous dites, monsieur!
- J'ai dit incroyable, car je trouve cela incroyable et je maintiens ce que j'ai dit.

Nous marchâmes dans le corridor, elle bien en avant de trois mètres et moi, abasourdi et estomaqué, traînant dans le corridor avec tous mes papiers dans mes bras car je n'ai pas eu le temps de les remettre dans l'enveloppe lors de mon expulsion. Soudain, elle en remet.

- C'est pas à moi de supporter votre tête de blasé et votre attitude condescendante.
- Qu'est-ce que vous dites là??? j'ai pas cette tête là.. je ne suis pas blasé ni condescendant.
- Vous devriez vous regarder dans un miroir alors...
- incroyable! murmurais-je.

En arrivant dans la salle d'attente, elle dit, haut et fort au gardien :
- Celui-là, il ne revient pas avant d'avoir tout ces papiers et vous le faites sortir maintenant.

J'ai la gueule à terre!

- Allez à droite, me dit-il..
je colle ma droite.
- Non, sortez à droite, la porte, à droite.

Il y avait une porte, derrière la cloison. une petite porte secondaire qui menait à l'extérieur. Je l'empruntait, assommé par ce qui venait de se dérouler en 10 minutes. Je me retrouvai en face des ascenseurs, pétrifié par la stupéfaction, l'étonnement et la surprise... ... ... et là.. BOUM!

La HAINE!!! LA YÉRRE!!!!!! AYAYAYAYAYAYAYAYAAAAAAAAAaaa!
SALE PUTE! CHIENNE GALLEUSE! GROSSE OSTIE D'CONNE FRANCAISE!

Si un jour la pauvre me rencontre sur la rue.... je la suis et au moment propice, je me renifle un sacrement de gros mollard et je lui crache dans face!!!! Je lui crache dans la face et je lui dirais quelque chose genre :

Apprenez, sale pute, que toutes marmottes finissent par sortir de leur terrier... et c'est à ce moment-là que les jardiniers les tirent au .12! Si vous ne voulez pas vous faire tirer au .12, soyez bien gentille avec les salades!!!

Elle le mérite bien! Elle mérite bien pire, genre se faire frapper les tibias avec une barre de fer, lui tatouer "je suis une sale conne" dans le front, lui attacher la main dans la cage d'un rat affamé , se faire péter les dents au marteau.... ... mais vu que je suis un gentleman... m'a juste y cracher dans face!

3 commentaires:

François a dit...

Je veux surtout pas te faire chier, mais l'autre jour, je me suis collé un ticket de parking à Toronto, et sur un simple appel, de ma voix suave de pauvre petit pit, j'ai expliqué à une dame blasée, justement, que je ne pouvais pas lire le montant de la contravention, ni l'offense vraiment, et qu'elle m'a gentiment répondu qu'elle venait d'effacer ma contravention du système. Ta pute du consulat (incroyable titre en passant!), elle a peut-être besoin qu'un beau jeune homme tel que toi lui donne l'impression qu'elle est vraiment importante pour toi et que son aide te donnerait sûrement le goût de la baiser tendrement, là, sur son bureau; autrement dit que tu agisses différemment du million d'autres clients auxquels elle doit dealer chaque jour, et que tu lui instilles le désir profond de t'aider par tous les moyens qu'elle peut. La seule manière que j'ai trouvé pour faire matérialiser ça, c'est par l'énergie sexuelle.

Monsieur S. a dit...

C'est une bureaucrate française, François....
non, elle n'a pas besoin de mon pénis...
Elle est née emmerdeuse,
elle est emmerdeuse,
et elle crèvera surement emmerdeuse!

Anonyme a dit...

C'est une bureaucrate tout court... qu'est-ce que le "francaise" vient faire la dedans??