vendredi, juillet 29, 2005

Enfants gâtés

Le rapport Ménard est sorti.... conclusion de ce rapport sur la situation des hopitaux et de la santé en général au Québec : éviter une facture salée comme lègue aux générations futures en recourant au privé, à une nouvelle assurance (voire taxe) contre la perte d'autonomie et à d'avantage d'argent acquis grâce à une hausse de l'électricité.
Les réactions ne seront pas longues à venir et je les prévois déjà. Ce sera une orgie de vomit dégueulasse causée par une nouvelle dépense du citoyen directement dans les mains du gouvernement qui nous prenait déjà une bonne bouchée dans l'cul! Déjà, les syndicats se sont levé : la CSN la catalogué de scénario catastrophe qui critique l'arrivée du privée dans le système de santé et une medecine à deux vitesses, pertes d'emploie, perte de droit sociaux de se faire soigner... bref.. l'APOCALYPSE parce qu'il faut encore payer.

Pourtant!.. Hoo Oui, pourtant!

Il est évident de constater quelques faits incontournables. Premièrement, 43% du budget québécois y passe. Câlisse... 43% de tout le budget.. ca fait gros, très gros... c'est presque si un dollars sur 2 que je donne en taxe.. en électricité.. en impôt servait à payer les coûts de notre medecine. C'est évidemment trop, il ne faut pas oublier que beaucoup de pays, comme nos voisins américains, n'ont pas à dépenser 43% de leur budget aux soins qu'ils offrent à leur population. Il s'agit d'un incroyable luxe que notre société s'offre qui nous parrait normal maintenant tellement nous y somme plongé depuis longtemps ; mais pour se complaire dans la luxure, il faut payer!

Dans un second temps, la population du Québec vieillie très très rapidement et, d'ici quelques années, deux travailleurs devront payer pour les soins qu'un inactif recevra. La faute??? le peuple et sa volonté de vivre dans la soie. Pour y arriver, le peuple compris qu'il fallait de l'argent parce que, comme je l'ai déjà dit, pour se complaire dans la luxure, il faut payer! ( c'est drôle qu'il le comprenne quand c'est cadré sur leur petite personne). Bref, pour avoir plus d'argent.. ils ont fait une croix sur la famille nombreuse.. donc, par conséquent, sur ceux qui s'occuperont d'eux lorsqu'ils seront vieux et inactif, sur ceux qui auront de l'argent lorsque eux en auront plus pour vivre confortablement. Enfin bref, nous, la nouvelle génération, sommes rendus avec le délicat problème de payer pour nos pères et nos mère (chose normale) en plus de payer pour nos fils et nos filles (axiomatiquement) qui, comprenons-le, devront être plus nombreux que nous (l'histoire sert à nous montrer l'exemple... surtout sur ce qu'il ne faut pas faire). Enfin bref(2), la part du gâteur budgétaire du gouvernement québécois pourrait s'élever à 68% (Le devoir d'aujourd'hui). Que ferons nous avec un mince 32% du budget pour TOUS les autres coûts qu'un État doit faire face. (ex. garderie, éducation, société automobile, diplomatie, routes, développement... etc)

Dernièrement, le gros problème des hopitaux, c'est qu'ils guérissent les gens! Par exemple, lorsque, pour la Xe fois, Mme Pinchaux, vient s'en faire enlever un bout pour survivre encore un autre deux ans, ça coûte cher pour une seule personne. Il y a 40 ans... elle serait morte la madame et elle n'aurait pas utilisé les fonds du gouvernement pour survivre alors qu'elle a depuis longtemps perdu son autonomie. En gros... nos boulets mourants nous coûte la peau du cul.

On a pas les moyens.. il faut se faire une raison, on ne peut plus se permettre un tel luxe. Que faut-il faire? La politique réaliste consiste à faire rouler l'État en faisant ce tout ce qui va dans le sens de ces intérêts en faisant fit des barrières morales. C'est la politique héritée de Machiavel qui est également pratiquée (sous un léger camouflage de simili-welfare) par nos voisins du Sud. Selon celle-ci, il faudrait placer un plafond pour les opérations, une limite budgétaire pour chaque citoyen en ce qui a trait à ses soins de santé. Par exemple, on refuserait une personne qui aurait besoin d'une troisième opération. Genre : Tiens.. crève! Tes trop vieux et t'es un boulet trop lourd pour notre société! Ou bien : Tiens, crève! on est désolé, mais l'État à déjà mis la limite budgétaire permise pour vous soigner, vous n'avez plus de marge de crédit! Ça m'a tout l'air que Dieu vous a raté, désolé!
Une telle politique serait machiaveliquement (hé!) efficace.. mais totalement immorale! Et je crois que le peuple québécois ne penchera jamais pour de telles solutions.

Alors il reste quoi comme solution??? Il faudrait trouver plus d'argent, c'est évident! C'est le charbon de la machine hospitalière québécoise. Il faudrait permettre à ceux qui ont de l'argent (et qui payeraient quand même pour la santé publique) de se faire soigner à leurs frais. C'est la moindre des choses.. c'est l'évidence même compte tenu de ce qui arrive présentement et de ce qui arrivera prochainement dans notre société. Bien sur, nous n'en voulons pas de ces solutions, mais je crois que maintenant, le Québec n'a plus le choix.

Évidemment, la meilleure solution pour couper dans les frais de santé serait que le peuple québécois devienne actif, sportif, qu'il bouge et qu'il fasse attention à ce qu'il mange, à ce qu'il boit, bref, qu'il gère lui-même sa santé pour éviter de se retrouver à l'hôpital à 40 ans. Mais "touchez pas à mon oisiveté, touchez pas à mon luxe de pouvoir contempler mon gros cul plein de graisse, touchez pas à mon luxe de mettre ça sur le dos de la société pour ne pas que je me sente coupable de prendre mon cash (et le cash des autres) pour guérit les maux que j'aurais pu éviter en ayant un corps sain!" (En passant, j'dis pas d'la merde.. le peuple québécois est obèse par rapport, disons, aux Français... on devient progressivement un peuple de gros... quelle honte!)

Non?..
c'est pas ça??

En fait.. ça m'a tout l'air que les Québécois ne veulent pas faire des enfants ; ne veulent pas être taxés ; ne veulent pas utiliser des moyens radicaux pour se débarrasser de ceux qui coûte cher ; ne veulent pas faire attention à leur santé et autres sacrifices. Le peuple québécois veut tout simplement avoir le beurre et l'argent du beurre!
ALORS CESSONS DE CHIALER POUR CE QUE NOUS SOMMES DEVENUS, CESSONS DE SE PLAINDRE DE NOUS-MÊMES CAR NOUS SOMMES LES UNIQUES RESPONSABLES DE NOTRE SORT.


Soyons responsable de nos propres acts et, de grâce, assumons nos erreurs et les sacrifices qu'il faut maintenant faire!


P.S. : Je me rends compte que je suis moi-même coupable de certains "crimes sociaux" maintenant. Je tenterais d'y remédier, question que l'on ne reproche pas de ne pas faire ce que je dis tout en critiquant ceux qui ne font pas ce que je dis.