lundi, novembre 28, 2005

La chose à faire ou gaffe monumentale?

La Belle, la Douce, l'Extraordinaire.
Celle que je chérie et à qui je voulais donner ma vie, je l'ai quitté!
Je ne savais quand je la reverrai (voire SI je la reverrai), mais je savais du moins que ce ne sera pas avant septembre 2006, dans le meilleur des cas. Septembre 2006, c'est affreusement loin!
Moi qui me meurs de ne pas pouvoir l'embrasser, la toucher, lui faire l'amour... c'est affreusement trop loin. Mon bleu du post ci dessus est largement (sinon totalement) dû au pessimiste que j'y voyais. Je me sentais incapable d'endurer son absence et la froideur de nos conversations dénudé de mots précieux. Je nous ne sentais plus un couple et ca me faisait chier... oooh que ca me fait encore chier!

Puisque tout était noir à l'horizon, que notre amour semblait décliner et que je n'avais plus d'espoir... aujourd'hui, je l'ai laissé. Si elle n'approuvait pas, elle comprenait du moins le pourquoi de mon geste. Je voulais me libérer de ces bestioles qui grattaient désagréablement mon coeur depuis une semaine, je voulais ne plus être jaloux des choses qui ne se passait même pas, je voulais ne plus l'aimer. Ne plus l'aimer pour cesser de savoir que c'était irréaliste, que notre couple était une chimère, un projet impossible.

Je suis sot!
Je l'aime cette fille, comme j'ai jamais aimé personne d'autre. Il n'y a personne d'autre dans mon coeur, il est rempli d'elle! Quel con! je l'aimerai encore cette fille!
Je suis un lâche incapable de souffrir indéfiniment.

Le temps... encore lui... me donnera une réponse à mes actes. Si je l'aime encore, je le saurai et ce sera ma faute si elle ne m'aime plus! Ce sera ma faute, pleine et entière!

Je me suis peut-être libéré, je ne le sais pas encore... mais chose certaine, j'ai aussi, en même temps, faite la plus grosse gaffe de ma vie!

...
...
Osti d'amour pas compréhensible... on sait plus où se mettre, comment faire, quoi faire, quoi dire, .... ca devrait tellement être simple, ca serait tellement plus pratique.

j'ai fait une gaffe
j'ai fait ce que je devais faire
j'ai fait une gaffe
j'ai fait ce que je devais faire
j'ai fait une gaffe
j'ai fait ce que je devait faire
...
j'ai fait une gaffe!

samedi, novembre 26, 2005

Vous n'y pouvez rien, je sais!

Il y a des moments dans la vie qui sont merveilleux. Il y a des moments dont on se rappellera toute notre vie, des moments de bonheur, de joie de vivre. Il y a des semaines où on se sent bien, où l'on voudrait arrêter le temps pour vivre dans cette ambiance le plus longtemps possible. J'en ai vécu des moments semblables.
Mais pas aujourd'hui, ni hier, ni avant-hier. C'est l'inverse présentement. j'ai les bleus!
Parfois la Vie nous joue des tours, elle nous donne espoir et le reprend ; joue au yoyo avec nos espérances. Je suis fatigué de sauter pour tenter d'attraper ce jouet qui descent et remonte avant que j'ai eu le temps de l'attraper. Je dois refaire le plein d'énergie pour sauter encore plus haut! Mais vu que c'est nuageux autours de moi, je ne vois rien d'énergisant! Il faudrait que je souffle les nuages pour voir ce qui se cache derrière... mais là je suis déjà exténué. Je vais m'assoir et patienter... reprendre mon souffle... et continuer, si je peux, quand j'aurai bien dormi!
C'est vachement brumeux ces temps-ci, j'ai fait le point sur ma situation et ca m'a pas plu. D'un coup, j'aime plus ce que je vis, comment je suis, ce que je fais. Mes amis ne m'inspirent plus, la femme que j'aime plus que tout s'efface dans sa propre vie à 5000 kms d'ici, mes études me gonflent, ma job m'emmerde.
J'me sens seul... et je suis seul. Je me sens indésiré, indésirable, dans le silence de mon appartement. Je devrais penser à autre chose( je sais), me vider la tête, faire de quoi. Mais je pense à elle à tous les 10 minutes, incapable de me concentrer sur autre chose que sur cette femme extraordinaire dont j'ignore si j'aurais la chance de revoir un jour.

Ces nuages-là sentent vraiment l'arsenic vinaigré, le formol, le choroforme... surtout le chloroforme!

J'ai mangé du poisson : filets de sole farcies au saumon émiettés sur sauce au vin blanc... mais ça ne m'a pas rendu plus joyeux.

Je joue au hockey dimanche. C'est incroyable comme j'ai hâte à cette heure où je ne pense à rien d'autre qu'à mettre une rondelle dans un but. j'vais me défoncer jusqu'à en vomir sur le banc! Je veux gagner! j'veux une gâterie!

Ne vous en faites pas, svp!
La vie continue et, bientot, je sentirai sur mes épaules une chaleur récomfortante. Je lèverai les yeux et je verrai un rayon de soleil, puis deux et soudain je ne pourrai plus regarder la lumière trop intense et je baisserai les yeux. j'observerai mon épais brouillard à mes pieds et rirai de lui, de sa faiblesse face à quelques chauds rayons de soleil. Météomédia reste silencieux sur la venue du beau temps, ca peut être demain, ça peut être dans trois mois... mais ils sont optimistes quand même! Ils ont dit qu'"après la pluie, le beau temps ; que lorsque c'est nuageux, y'a pas de soleil mais que lorsque les nuages partent, le ciel est bleu et le soleil brille... si, et seulement si, ce n'est pas la nuit".
C'est récomfortant d'écouter météomédia!

Lorsque je serai beau, je relirai ma pluie en me traitant d'adolescent retardé. J'espère en rire de ces prises de tête à 25 cents

vendredi, novembre 18, 2005

Du Québec, enfin.

Je ne me suis pas encore mouillé sur ce sujet qui me prend pourtant à coeur. Le Québec, c'est l'entité politique duquel je prétends appartenir, je l'aime. C'est le coin du monde qui m'a vu naître, c'est la société à laquelle j'appartiens, c'est ma patrie, c'est le territoire de mes pairs.
Le problème avec le Québec, c'est que c'est une province d'un autre pays, le Canada.

Le Canada, c'est un beau pays, je dois l'admettre. Il est pacifique, calme, veille à nos intérêts. Il y a des kilomètres carrés de paysages époustouflants. Il a même une histoire dans laquelle mon Québec fut un acteur très important. Mais ce n'est pas mon pays (sauf lors des compétitions internationales de hockey et lors des JO)! Au cours de l'histoire, le Canada n'a pas été toujours correct avec le Québec et les Québécois. Le Rapport Durham et l'Acte d'Union, la Confédération, les lois anti-français hors Québec, l'orangisme ontarien, le rappatriement de la Constitution et la "nuit des longs couteaux, le Lac Meetch, la propagande fédéraliste sur les Québécois, la transgression de règles référendaire... etc. Mais ce n'est pas [rien que] ça qui me fait tendre vers l'indépendance. Le Canada (et surtout l'Angleterre) a su nous prouver sa bonne fois à certains moment de l'histoire.... en fait, c'est surtout l'Angleterre. Elle ne nous a pas forcé à prendre leur religion, leur langue. Elle nous a donné le gouvernement responsable en 1840, elle nous a donné notre indépendance politique en 1867, elle nous a reconnu comme indépendant dans nos relations extérieures avec le Statut de Westminster en 1931 et nous a donné notre constitution en 1982. Les hommes politiques du début du siècle le savaient et reconnaissaient sa bonté.
Alors quoi donc me fait vouloir un Québec indépendant? La société dans laquelle nous vivont est différente de celle du R.O.C (rest of Canada), je crois que François pourrait me confirmer cela, sans qu'elle soit meilleure que l'autre. On s'entend que je ne considère pas le Québec comme un société parfaite et que celle du Canada est pourrie. Le fait est qu'elle n'est pas pareille. Conséquemment, nous sommes, culturellement, différents... ou plutôt unique. Unique parce que nous ne sommes pas Canadiens, nous ne sommes pas États-Uniens, nous ne sommes pas Français, Anglais ou Européens... nous sommes Québécois avec l'héritage et l'influence de chacunes des entités politiques ci-haut énumérées. C'est extrêmement important cela, d'être soi-même.
Présentement, nous ne sommes qu'une province, qu'une partie d'un tout, nous ne sommes pas nous-mêmes. Pour moi, il est crucial de se lever, de dire que nous sommes nous et que nous existons comme nous, par nous et pour nous. L'indépendance, c'est de s'affirmer au yeux du monde comme étant un PEUPLE! C'est d'être seul à décider de notre futur, quitte à se planter, mais à se planter ensemble s'il faut. C'est de laisser l'empreinte d'un peuple dans l'histoire.
Je ne crois pas, en passant, qu'on se planterait!
Mettre sur la carte un État francophone en Amérique du Nord, changer la face du monde... en fait, changer la carte. Mais être là, enfin! N'est-ce pas merveilleux!
Certains sont des souverainistes parce qu'ils veulent plus perdre de l'argent, d'autres sont fédéralistes pour la même raison. Quant à moi, j'm'en balance! Les raisons économiques ne sont pas prioritaires, elles ne sont pas les plus importantes. Pour moi, l'indépendance du Québec, c'est une affaire de coeur, de tête, d'identité... mais ce n'est pas une question de bourse. Une question si importante n'a pas à être décider en fonction de l'argent... grand Dieu! n'est-il déjà pas assez de choses contrôlées par l'argent? Pourquoi notre identité devrait être secondaire à notre porte-fueille?

Si certains ont peur de l'après-indépendance, je les comprends. En effet, on risque de passer des années de vaches maigres, c'est évident. On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs. Mais, en bout de ligne, n'est-ce pas dégueulasse d'être aussi égocentrique? Sacrifier quelques années n'est rien! Notre ventre gras n'aura pas le temps de trop maigrir. Allez, quand même, nous ne retournerons quand même pas au conditions du peuple du début du XXe siècle! Un peu de cran!

J'y reviendrai encore, le sujet est difficilement épuisable. Je me relierai et aurai quelques chose d'autre à dire plus tard.

Entre temps, pensez à votre identité et pensez comment vous vous définissez. Se définir, c'est se connaître et quand on se connait, on veut s'affirmer comme personne unique! C'est la même chose pour un peuple!

vendredi, novembre 11, 2005

Histoire affreuse qui sort d'un je-ne-sais-où situé dans ma tête.

- Ah, Madame, comme il est bon de vivre en vous! Et c'est pour cette raison que je ne vous quitterai pas. Malheureusement, je ne crois pas que je suis accompagné dans mes opinions. Ni par vous, madame, ni par vous, chevalier!
- Il n'y a, dans ce monde, que trop peu d'espace pour les bonnes gens. Ceux-ci comprennent la souffrance puisqu'il souffre eux aussi. Quel dommage, Monstre!, que votre riche domaine vous donne la liberté d'étouffer la vie des autres!
- Il en va, en effet, de cette liberté que Dieu m'a donnée. En elle, je me libère de contraintes que je n'ai jamais connues. Si Dieu m'a offert ce destin, il ne m'a pas dit quoi en faire. Dès lors, je suis le seul responsable de ma conduite. Quel dommage, en effet, que je n'ai pas l'âme charitable! Il se trouve, vous le savez bien, que j'adore imposer ma volonté, puisque, comme je vous le disait, Dieu ne m'a jamais transmis la sienne.
-Vous en prendrez vite connaissance lorsque vous mourrez! Dieu n'oublie personne! Il sait ce que vous faite avec ce destin que vous chérissez tant t qu'il vous a confier!
- Quel imbécile, ce Dieu, de ne pas m'avoir tuer avant! Quel mou! Quelle honte de le côtoyer pour l'éternité en son royaume! Plutôt l'enfer!
- Vous irez! Je vous ju...
-Je sais, taisez-vous! Ni vous, ni Dieu ne se mettra entre moi et mes désirs! Cette femme, que vous protégez ... enfin, que vous maudissez d'être amoureux, sans doute!
-Comment osez-vous ?
- Assez ! Cette femme, disais-je, m'appartient. Elle fut à moi, je la violai plus d'une fois, à son grand plaisir puisque j'y laissais un denier pour sa guérison. Cela lui plait sûrement puisqu'elle en redemande. Certains la diront pauvre et misérable, en auront pitiés. Plusieurs, par compassion, me maudissent et prient le ciel pour qu'il les débarrasse de l'ogre qui entretient sa perte! Il leur est intolérable qu'elle n'ait d'autre choix que de se soumettre à mes désirs pour survivre.
Ne vous inquiétez pas, je la lave et la nourrit avant de la souiller et de la laisser pour morte. Quel instinct de survie tenace!
- Cette femme ne mérite pas ce traitement, elle fut douce envers tous. Elle demande pardon à tous ceux qu'elle rencontre d'être si impure. Elle pleure, à chaque service liturgique, sur l'autel même, d'être si faible de sa chair. Elle se maudit d'avoir si faim et de se donner à vous, Démon, pour apaiser son ventre d'un guignon de pain. Elle pleure de la perte de ses enfants, condamnés aux limbes de n'avoir jamais été baptisés. Elle pleure de n'être pas encore morte! Elle demande pardon au ciel et attend d'être pardonnée par Dieu ; elle attend qu'Il cesse de la punir en refusant sa mort.
- Ah, la pauvre! D'ici, on ne voit que mes terres sur lesquelles tout m'appartient et où règnent mes lois. Dieu lui a donné le destin d'être ma proie, je n'ai aucun regret de la blesser; aucun regret, monsieur, d'avoir égorger, moi-même, mes bâtards devant ses yeux! Non, aucun! Ce fut même distrayant!
- Vous être le Diable en personne!
- Peut-être.
- Monsieur, je ne laisserai jamais, de ma vie, une telle atrocité se reproduire. En Garde, scélérat, que je vous transperce et que gicle votre sang noir.
- Qu'il en soit ainsi, peut-être qu'aujourd'hui est le jour de la fin de ma vie, qui sait?

[...]

- Voyez, le Bien ne peut battre le mal, car il est juste et loyal. Or, vouloir verser le sang n'est pas Bien, mon ami, c'est définitivement Mal! Dès lors, je n'ai point cru me renier en vous tirant dessus alors que vous pensiez que je dégainais mon épée. Pendant que vous mourrez, voyez le sort que je réserve à votre brebis égarée que vous vouliez sauver.


P.S. Je ne sais pas pourquoi cette histoire est née dans ma tête. Il n'y a aucun message que je voulais passer. C'était peut-être qu'un essai littéraire.