Je ne me suis pas encore mouillé sur ce sujet qui me prend pourtant à coeur. Le Québec, c'est l'entité politique duquel je prétends appartenir, je l'aime. C'est le coin du monde qui m'a vu naître, c'est la société à laquelle j'appartiens, c'est ma patrie, c'est le territoire de mes pairs.
Le problème avec le Québec, c'est que c'est une province d'un autre pays, le Canada.
Le Canada, c'est un beau pays, je dois l'admettre. Il est pacifique, calme, veille à nos intérêts. Il y a des kilomètres carrés de paysages époustouflants. Il a même une histoire dans laquelle mon Québec fut un acteur très important. Mais ce n'est pas mon pays (sauf lors des compétitions internationales de hockey et lors des JO)! Au cours de l'histoire, le Canada n'a pas été toujours correct avec le Québec et les Québécois. Le Rapport Durham et l'Acte d'Union, la Confédération, les lois anti-français hors Québec, l'orangisme ontarien, le rappatriement de la Constitution et la "nuit des longs couteaux, le Lac Meetch, la propagande fédéraliste sur les Québécois, la transgression de règles référendaire... etc. Mais ce n'est pas [rien que] ça qui me fait tendre vers l'indépendance. Le Canada (et surtout l'Angleterre) a su nous prouver sa bonne fois à certains moment de l'histoire.... en fait, c'est surtout l'Angleterre. Elle ne nous a pas forcé à prendre leur religion, leur langue. Elle nous a donné le gouvernement responsable en 1840, elle nous a donné notre indépendance politique en 1867, elle nous a reconnu comme indépendant dans nos relations extérieures avec le Statut de Westminster en 1931 et nous a donné notre constitution en 1982. Les hommes politiques du début du siècle le savaient et reconnaissaient sa bonté.
Alors quoi donc me fait vouloir un Québec indépendant? La société dans laquelle nous vivont est différente de celle du R.O.C (rest of Canada), je crois que François pourrait me confirmer cela, sans qu'elle soit meilleure que l'autre. On s'entend que je ne considère pas le Québec comme un société parfaite et que celle du Canada est pourrie. Le fait est qu'elle n'est pas pareille. Conséquemment, nous sommes, culturellement, différents... ou plutôt unique. Unique parce que nous ne sommes pas Canadiens, nous ne sommes pas États-Uniens, nous ne sommes pas Français, Anglais ou Européens... nous sommes Québécois avec l'héritage et l'influence de chacunes des entités politiques ci-haut énumérées. C'est extrêmement important cela, d'être soi-même.
Présentement, nous ne sommes qu'une province, qu'une partie d'un tout, nous ne sommes pas nous-mêmes. Pour moi, il est crucial de se lever, de dire que nous sommes nous et que nous existons comme nous, par nous et pour nous. L'indépendance, c'est de s'affirmer au yeux du monde comme étant un PEUPLE! C'est d'être seul à décider de notre futur, quitte à se planter, mais à se planter ensemble s'il faut. C'est de laisser l'empreinte d'un peuple dans l'histoire.
Je ne crois pas, en passant, qu'on se planterait!
Mettre sur la carte un État francophone en Amérique du Nord, changer la face du monde... en fait, changer la carte. Mais être là, enfin! N'est-ce pas merveilleux!
Certains sont des souverainistes parce qu'ils veulent plus perdre de l'argent, d'autres sont fédéralistes pour la même raison. Quant à moi, j'm'en balance! Les raisons économiques ne sont pas prioritaires, elles ne sont pas les plus importantes. Pour moi, l'indépendance du Québec, c'est une affaire de coeur, de tête, d'identité... mais ce n'est pas une question de bourse. Une question si importante n'a pas à être décider en fonction de l'argent... grand Dieu! n'est-il déjà pas assez de choses contrôlées par l'argent? Pourquoi notre identité devrait être secondaire à notre porte-fueille?
Si certains ont peur de l'après-indépendance, je les comprends. En effet, on risque de passer des années de vaches maigres, c'est évident. On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs. Mais, en bout de ligne, n'est-ce pas dégueulasse d'être aussi égocentrique? Sacrifier quelques années n'est rien! Notre ventre gras n'aura pas le temps de trop maigrir. Allez, quand même, nous ne retournerons quand même pas au conditions du peuple du début du XXe siècle! Un peu de cran!
J'y reviendrai encore, le sujet est difficilement épuisable. Je me relierai et aurai quelques chose d'autre à dire plus tard.
Entre temps, pensez à votre identité et pensez comment vous vous définissez. Se définir, c'est se connaître et quand on se connait, on veut s'affirmer comme personne unique! C'est la même chose pour un peuple!
vendredi, novembre 18, 2005
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1 commentaire:
moi, chu v'nu en lisant ça. Monsieur s., voilà un beau flambeau!
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