- Avez-vous le formulaire Q - 106?
- hee, non. C'est quoi le formulaire Q - 106?
- Monsieur, c'est le formulaire que vous devez remplir pour attester de votre adhésion au régime d'assurance maladie du Québec lors de votre voyage.
- Ah. Et bien j'ai cette feuille, ici, voyez, qui le prouve et qui dit exactement cela.
- Ah non, monsieur. Celle-ci est pour un étudiant en stage, ce qui n'est pas votre cas. Voyez ici, « Sta-ge », voilà. Je sais ce que je dis, monsieur.
- Bon, d'accord. Et bien.. c'est tout ce que j'ai, madame, sur le sujet.
De ses yeux verts et froids, elle me regarde avec condescendance. Bouche pincée à la bureaucrate, elle retourne sur mon dossier.
- Bon, ici, ce document n'est pas nominatif!
- Il n'est pas nominatif, en effet, madame. Mais il a été estampé par le sceau de l'université et signé et approuvé par le directeur de mon programme.
- Bien c'est inutile! Voyez, il est marqué que cette police d'assurance voyage couvre l' Université de Montréal.
- Les étudiants de l'Université de Montréal, madame.
Elle lève les yeux, genre pour me signaler que mon intervention la dérangeait puisque j'avais dit une ineptie.
- Votre nom n'y paraît pas.
- Mais madame, je suis un étudiant de l'Université de Montréal. Tenez, ce papier-ci est une attestation du registraire de l'université prouvant hors de tout doute que je suis inscrit comme étudiant à l'Université de Montréal pour la durée de mon séjour.
- Écoutez monsieur, je ne peux pas prendre ce document car il n'est pas nominatif. C'est tout.
- Bon, d'accord. Mais c'est le seul que j'ai à vous proposer.
- Bien il n’est pas bon.
...
- Tenez, même chose pour celui-ci. Comment pensez-vous obtenir un visa alors que vous ne présentez que des documents qui ne sont pas nominatif.
- Oui mais madame, il sont estampé et reconnus par les personnes qui ont l'autorité de me déclarer assuré par l'Université.
- Ils ne sont pas nominatifs, je ne peux pas les prendre.
- Bon, ben si tel est le cas… que voulez vous que je vous dise moi.
à ce moment, j'était calme à l'extérieur, mais franchement déçu par le tournure des événements. Ces foutus documents, je tente de les amasser depuis un petit bout de temps déjà, et rien de fonctionne. Je n'aurais pas mon visa avec cette pute qui me refuse la majorité de mes documents. Comprenez que je n'étais guère souriant.
- Ici vous me présentez un document qui n'est pas officiel.
- La lettre de bourse! Mais c'est celle qui prouve que j'ai la subvention monétaire nécessaire pour obtenir mon visa.
- Cette lettre est conditionnelle, monsieur; elle dit, ici, que vous avez besoin d'être en haut de 3.4 de moyenne, qu'il vous faut un billet d'avion et votre lettre d'inscription à une université étrangère.
- Mais c'est condition sont remplies. Voyez je vous ai donné mon relevé de note, estampé par le registraire, je vous présente mon billet d'avion et voici ma lettre officielle d'inscription à Paris VII.
- Mais ce n'est pas une attestation, ca, monsieur, c'est conditionnel, ca ne prouve rien du tout!
- J'ai tous les documents pour le prouver, madame, ici même!
- Monsieur, si je présente ça à mon supérieur, il ne le signera pas! ( N.B. : j'ai appris, ensuite par l'office fraco-québécois de la jeunesse, que présentement, leurs patrons sont en vacance et que les employés se paient leur power-trip de leur vie. Je ne suis donc probablement pas le seul dans cette situation)
- Alors je sais pas quoi vous donnez pour vous le prouver : c'est tout ce que l'on m'a donné hier, lorsque je suis allé confirmer cette bourse de mobilité.
- Ben ca c'est pas mon problème, monsieur.
- Pouvez-vous me dire, alors, quels documents vous avez besoin?
- Ah non, moi je récolte mais je ne fais pas le travail pour vous!
- bon, ben je sais pas, alors. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?
Elle se tourne vers moi, dépose fermement ses mains sur son bureau. Elle me regarde avec haine, je le sens, elle va exploser sur moi!!!
- Bon, ben j'vois pas, là. me dit-elle. Vous me semble complètement blasé, vous avez l'air à vous en foutre complètement de ce que je vous dit
- Pardon? je suis pas blasé! c'est quoi ca? et je ne m'en fout pas du tout.. mais je suis surpris de voir que rien ne marche!
- Non, ca ne marchera pas comme ça. Vous reviendrai lorsque vous changerai d'attitude, d'ici là au revoir, partez!
- Quoi? quelle attitude, qu'est-ce que j'ai fait?
- Vous avez une attitude arrogante, vous me répondez effrontément! Du balais!
- ...
- Du balais j'ai dit, ne me forcez pas à appeler le gardien de sécurité!
Tout en me faisant son numéro, elle se lève et sors de son bureau où elle m'indique, très clairement avec son bras, la sortie.
- Incroyable, dis-je
- et faites attention à ce que vous dites, monsieur!
- J'ai dit incroyable, car je trouve cela incroyable et je maintiens ce que j'ai dit.
Nous marchâmes dans le corridor, elle bien en avant de trois mètres et moi, abasourdi et estomaqué, traînant dans le corridor avec tous mes papiers dans mes bras car je n'ai pas eu le temps de les remettre dans l'enveloppe lors de mon expulsion. Soudain, elle en remet.
- C'est pas à moi de supporter votre tête de blasé et votre attitude condescendante.
- Qu'est-ce que vous dites là??? j'ai pas cette tête là.. je ne suis pas blasé ni condescendant.
- Vous devriez vous regarder dans un miroir alors...
- incroyable! murmurais-je.
En arrivant dans la salle d'attente, elle dit, haut et fort au gardien :
- Celui-là, il ne revient pas avant d'avoir tout ces papiers et vous le faites sortir maintenant.
J'ai la gueule à terre!
- Allez à droite, me dit-il..
je colle ma droite.
- Non, sortez à droite, la porte, à droite.
Il y avait une porte, derrière la cloison. une petite porte secondaire qui menait à l'extérieur. Je l'empruntait, assommé par ce qui venait de se dérouler en 10 minutes. Je me retrouvai en face des ascenseurs, pétrifié par la stupéfaction, l'étonnement et la surprise... ... ... et là.. BOUM!
La HAINE!!! LA YÉRRE!!!!!! AYAYAYAYAYAYAYAYAAAAAAAAAaaa!
SALE PUTE! CHIENNE GALLEUSE! GROSSE OSTIE D'CONNE FRANCAISE!
Si un jour la pauvre me rencontre sur la rue.... je la suis et au moment propice, je me renifle un sacrement de gros mollard et je lui crache dans face!!!! Je lui crache dans la face et je lui dirais quelque chose genre :
Apprenez, sale pute, que toutes marmottes finissent par sortir de leur terrier... et c'est à ce moment-là que les jardiniers les tirent au .12! Si vous ne voulez pas vous faire tirer au .12, soyez bien gentille avec les salades!!!
Elle le mérite bien! Elle mérite bien pire, genre se faire frapper les tibias avec une barre de fer, lui tatouer "je suis une sale conne" dans le front, lui attacher la main dans la cage d'un rat affamé , se faire péter les dents au marteau.... ... mais vu que je suis un gentleman... m'a juste y cracher dans face!
vendredi, août 25, 2006
lundi, août 21, 2006
De la météorologie
Oh la la! C'que c'est chiant!
Je suis influençable par la météo. Franchement, mon humeur en prend un coup lorsque c'est sur-gris dehors.... comme aujourd'hui! Déprimant, abattant et démotivant... Total!.
Il faut que je passe au travers de la correspondance de Jefferson et de Madison avant mon départ, il faut que je fasse un plan et que je le fasse approuver par Fursty, mon directeur ; il faut que je fasse faire mon visa pour la France ; il faut que je rencontre la Maison Internationale pour m'assurer mes bourses de mobilité, faut que je fasse ma valise, que je vide ma chambre et il faut que je fasse un party pour fêter mon départ ( N.B. le fait que je parte n'est pas vraiment une occasion de fêter puisque je suis conscient de l'IMMENSE perte que subira mon entourage lorsque je partirai. Le but étant davantage de fêter ensemble puisque l'on ne pourra le faire pendant 4 mois.)
Enfin, pour les 13 jours qu'il me reste, je aurai cette idée fixe que je pars et que je dois m'y préparer.
Certaines choses se font plus facilement que je l'aurais pensé. Ce sont des malheurs qu'on pense difficile à gérer mais qui, par la nature même du malheur, se rêgle par lui-même. Pour l'imager, à ma manière, c'est comme si on se préparait à enlever une grosse galle de sur un bobo. On y pense, on la regarde, on la tâte mais surtout on imagine la douleur qui peut en découler. Toutefois, lorsqu'on l'enlève, on se rend compte que la galle part d'elle-même, sans bruit, sans friction, comme si elle en avait marre d'être collée et qu'elle n'attendait que ce coup de main pour s'en aller. La peau neuve est sensible et fragile, il faut lui faire attention, mais d'ici un certain temps, elle n'en paraitra rien.
( .... mmmm... tien, je suis pas certain de cette analogie là)
Enfin, grosso modo, une séparation que j'appréhendais difficile se fait sans tracas, principalement par la nature même de la dite personne. Bon, autant dire "Tant mieux" que "Tant pis"!
Le plus agassant là dedans, c'est que l'on a jamais le total contrôle! Qu'on peut jamais prévoir à 100%, qu'il arrive des événements incontournables.
(Bon Yeu, que je peux être flou... Mais c'est voulu, Je suis comme un Play Boy : je m'expose, certes, mais je ne montre pas tout et laisse aux lecteurs (en ai-je?) le soin d'imaginer mes parties intimes. Ouais, enfin... pour l'instant, je ne suis pas vraiment dans un Play Boy puisqu'une poignée de lecteurs irréguliers se mouillent les yeux sur ces pages électroniques, mais je serais davantage une serveuse de chez "Lydia, les gros Tetons" coin Hochelaga / Pie-IX... .... dééééprimant!)
Enfin, le positif, là dedans, c'est que l'ancre qui me retenait fixe, bien que lourde et efficace, n'est reliée que par une ficelle.
Maintenant, putain que j'ai hâte de partir... c'est foutrement une idée-fixe.
Tien, une percée de soleil. J'aime bien les percées de soleil. Il est tellement agréable de voir un bleu aveuglant fendre les ternes nuages gris.
Je suis influençable par la météo. Franchement, mon humeur en prend un coup lorsque c'est sur-gris dehors.... comme aujourd'hui! Déprimant, abattant et démotivant... Total!.
Il faut que je passe au travers de la correspondance de Jefferson et de Madison avant mon départ, il faut que je fasse un plan et que je le fasse approuver par Fursty, mon directeur ; il faut que je fasse faire mon visa pour la France ; il faut que je rencontre la Maison Internationale pour m'assurer mes bourses de mobilité, faut que je fasse ma valise, que je vide ma chambre et il faut que je fasse un party pour fêter mon départ ( N.B. le fait que je parte n'est pas vraiment une occasion de fêter puisque je suis conscient de l'IMMENSE perte que subira mon entourage lorsque je partirai. Le but étant davantage de fêter ensemble puisque l'on ne pourra le faire pendant 4 mois.)
Enfin, pour les 13 jours qu'il me reste, je aurai cette idée fixe que je pars et que je dois m'y préparer.
Certaines choses se font plus facilement que je l'aurais pensé. Ce sont des malheurs qu'on pense difficile à gérer mais qui, par la nature même du malheur, se rêgle par lui-même. Pour l'imager, à ma manière, c'est comme si on se préparait à enlever une grosse galle de sur un bobo. On y pense, on la regarde, on la tâte mais surtout on imagine la douleur qui peut en découler. Toutefois, lorsqu'on l'enlève, on se rend compte que la galle part d'elle-même, sans bruit, sans friction, comme si elle en avait marre d'être collée et qu'elle n'attendait que ce coup de main pour s'en aller. La peau neuve est sensible et fragile, il faut lui faire attention, mais d'ici un certain temps, elle n'en paraitra rien.
( .... mmmm... tien, je suis pas certain de cette analogie là)
Enfin, grosso modo, une séparation que j'appréhendais difficile se fait sans tracas, principalement par la nature même de la dite personne. Bon, autant dire "Tant mieux" que "Tant pis"!
Le plus agassant là dedans, c'est que l'on a jamais le total contrôle! Qu'on peut jamais prévoir à 100%, qu'il arrive des événements incontournables.
(Bon Yeu, que je peux être flou... Mais c'est voulu, Je suis comme un Play Boy : je m'expose, certes, mais je ne montre pas tout et laisse aux lecteurs (en ai-je?) le soin d'imaginer mes parties intimes. Ouais, enfin... pour l'instant, je ne suis pas vraiment dans un Play Boy puisqu'une poignée de lecteurs irréguliers se mouillent les yeux sur ces pages électroniques, mais je serais davantage une serveuse de chez "Lydia, les gros Tetons" coin Hochelaga / Pie-IX... .... dééééprimant!)
Enfin, le positif, là dedans, c'est que l'ancre qui me retenait fixe, bien que lourde et efficace, n'est reliée que par une ficelle.
Maintenant, putain que j'ai hâte de partir... c'est foutrement une idée-fixe.
Tien, une percée de soleil. J'aime bien les percées de soleil. Il est tellement agréable de voir un bleu aveuglant fendre les ternes nuages gris.
lundi, août 14, 2006
Plan A kaput, Heir Général, avec vous un plan B?
Montréal reprend sa course habituelle, un peu répétitive et redondante, et répétitive et redondante, et répétitive surtout. Par chance, je suis gâté, j'ai le droit à un merveilleux extra ces temps-ci.
Une douceur nouvelle dans ma vie dont j'avais grand besoin. Une relation particulière dont je ne croyait pas les racines si vivaces.
Et voilà que malgré tout mes efforts pour partir l'esprit libre et léger, j'échoue! Je sais qu'en m'enfuyant de Montréal,
je ne fais pas que laisser en plan ma vie (que je trouve parfois monotone et dont peu de choses me manqueront), mais je laisse également en plan ma découverte. Cette perle que
j'ai trouvée, je devrai la laisser dans son huître, la reposer sur le tapis de la mer et m'en aller, sachant très bien qu'un autre plongeur pourra venir, l'ouvrir, y découvrir ma perle, et la garder pour lui.
Pour un instant, je m'en rappellerai, j'aurai contemplé l'enchanteresse beauté du bijou. J'aurais eu cette chance inouïe de l'avoir prise, pour un instant, dans ma main. ...
Une douceur nouvelle dans ma vie dont j'avais grand besoin. Une relation particulière dont je ne croyait pas les racines si vivaces.
Je croyais m'être transformé en fusée, ou en gigantesque sauterelle qui aurait la capacité de sauter d'un endroit à l'autre, à des milliers de kilomètres de son point d'origine. J'aime bien voyager!
J'ai fait déjà quelques voyages et je ne veux pas m'arrêter maintenant. Du fait, je repars! Je repars, mais en même temps, je reviens. Je vais à Paris, j'y suis déjà allé c'est donc un retour.
Mais cette fois le voyage est différent ; il est plus long, il implique encore une fois une certaine solitude (du moins au début), il m'est fixé un objectif sérieux, et il implique un changement majeur à moyen terme de ma vie... et ca j'aime ca!
Enfin, je suis totalement excité à l'idée de partir, d'aller ailleurs, d'aller me jouer ailleurs, dans un autre décors, dans une autre pièce!
J'ai fait déjà quelques voyages et je ne veux pas m'arrêter maintenant. Du fait, je repars! Je repars, mais en même temps, je reviens. Je vais à Paris, j'y suis déjà allé c'est donc un retour.
Mais cette fois le voyage est différent ; il est plus long, il implique encore une fois une certaine solitude (du moins au début), il m'est fixé un objectif sérieux, et il implique un changement majeur à moyen terme de ma vie... et ca j'aime ca!
Enfin, je suis totalement excité à l'idée de partir, d'aller ailleurs, d'aller me jouer ailleurs, dans un autre décors, dans une autre pièce!
Et voilà que malgré tout mes efforts pour partir l'esprit libre et léger, j'échoue! Je sais qu'en m'enfuyant de Montréal,
je ne fais pas que laisser en plan ma vie (que je trouve parfois monotone et dont peu de choses me manqueront), mais je laisse également en plan ma découverte. Cette perle que
j'ai trouvée, je devrai la laisser dans son huître, la reposer sur le tapis de la mer et m'en aller, sachant très bien qu'un autre plongeur pourra venir, l'ouvrir, y découvrir ma perle, et la garder pour lui.
Meilleurs voeux de bonheur, amants, vous le méritez, vous vous êtes trouvés!!! , dirais-je alors.
Que dire d'autre?
Que dire d'autre?
De quel droit clamerais-je la possession de ma perle, elle ne m'appartient pas, elle était libre et ouverte à l'agilité des meilleurs plongeurs. Si la perle est heureuse, alors j'affrontrai les faits avec un large sourire, je me réjouierai pour eux.
Pour un instant, je m'en rappellerai, j'aurai contemplé l'enchanteresse beauté du bijou. J'aurais eu cette chance inouïe de l'avoir prise, pour un instant, dans ma main. ...
...
...
...
...
...
Enfin
l'huître est peut-être solidement fermée
et
Les plongeurs sont peut-être trop maladroits?
Je partirai de Montréal, sans remords, mais avec le regret de ma perle.
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