lundi, juin 12, 2006

Ca fait du bien de faire le Bien. et autres remarques pertinentes sur D.C.

Je me suis réveillé ce matin de mauvais poils. J'ai attrapé du méchant dans l'arrière du nez parce que je dors à poil, que je n'ai qu'un drap et une catalogne et que j'ai oublié de fermer ma fenêtre, celle juste au-dessus de moi. Il ne faisait pas froid lorsque je me suis endormi, mais ça a vite refroidi. De plus, probablement à cause de ca ou parce que j'ai mille bibittes dans la tête, des mauvais rêves... ou plutôt des rêves pas agréables, dérangeants, m'ont tenu éveillé, m'ont bousillé mon sommeil. Donc, par conséquent, j'ai pas aimé me réveiller ce matin.
J'ai déjeuné et je suis allé à la Library of Congress où je me suis encore aperçu de deux choses, peu importe ce que je cherche, cela a été édité et est trouvable ailleurs, un. Sinon, deux, ce que je trouve est illisible ou me prendrait quelques heure à en déchiffrer une page, ce qui explique, selon moi, pourquoi ce ne fut pas édité.
Enfin, perte de temps aujourd'hui, je décidai de partir de cette endroit et d'aller voir à quoi ressemblait la Maison Blanche. Je marchais donc quelques mètres, me retrouvant devant le Capitol. Je pris quelques minutes pour l'admirer car, il faut le dire, c'est un très bel édifice, probablement le plus beau de Washington. Soit, je continue mon chemin, je l'ai déjà vu! J'emprunte la Pensylvania Avenue qui commence en face du Capiton/Congress, faisant un angle symétrique avec la Maryland Avenue... très français comme design! En fait, cela est normal puisque qu'un certain Mr. L'Enfant fut l'architecte de la ville lorsqu'elle fut fondée, sur des marais puants, en 1790. Je m'égare!
Donc, je marchais sur l'avenue de la Pennsylvie du début (#1) jusqu'à ma destination finale (1600). Chemin faisant, je me rappelais que j'avais vertement conspué la normalité de cette ville. En y regardant deux fois, je me maudis d'avoir écrit si vite. Washington est une belle ville avec de nombreux édifices garnis de colonnes grecques. Bon, pour moi, si un édifices a des colonnes grecques, il est beau! J'aime bien les colonnes parce qu'elles sont inutiles. On pourrait facilement les enlever et les remplacer par une petite tour de béton armé. C'est leur inutilité qui leur donne ce cachet. Enfin, les Américains du début du XIXe siècle se ventaient d'être les descendants des anciens Grecs, c'est démocrate avant le temps! Une preuve flagrante? Hamilton, lorsqu'il écrivait dans ses journaux, se pseudo-nomait Périclès, chef et fondateur de la démocratie à Athènes. Je m'égare!
Enfin, il y a plusieurs beau édifices qui amalgament le style parisien et les colones grecs. Ou bien ce sont des édifices plutôt modernes avec une touches d'agrément. Par exemple, l'édifice de Madison de la Librairie du Congrès (c'est l'fun de les françiser) est fait entièrement de marbre... et j'aime bien le marbre!
Je m'égare encore ma foi!
Mais j'y arrive, j'y arrive! déjà, nous sommes au 1400 avenue de la Pennsylvanie. Un parc, devant un autre bel édifice qui est soit un musée, soit un édifice gouvernemental, a pour principale attraction une statue d'un mec monté sur un cheval. Les Américains n'ont pas vraiment le chic pour trouver des postures à leur héros, ils sont plus que souvent représenté sur leur cheval, démontrant la puissance de leur pénis... ... probablement. Les politiciens, eux, sont souvent représentés avec un livre, et un regard qui remplirait une piscine olympique avec magnanimité et leur profondeur! Remarquez que, évidemment, l'on ne devrait pas représenter Mr. le Président Andrew Jackson se fouillant dans le nez.
Je m'égare!
Je suis donc dans ce parc, regardant ce bonhomme sur un cheval. Je n'ai pas le temps de remarquer son nom que mon regard accroche sur un banc presque vide. S'il est rempli, c'est seulement par une bourse, abandonnée par sa maîtresse. Je suis seul, personne ne semble se tenir proche du banc, personne ne le surveille. Je prend donc la bourse, regarde autour de moi. Personne ne me regarde, personne ne me surveille. Un bout de carton pendouille, l'adresse de la dame en question : Dian Stupstill, Florida, avec son numéro de téléphone. "Diantre, me dis-je, c'est foutrement loin. C'est donc une touriste! Quelle coïncidence de rencontrer un autre touriste, à 200 pieds de la Maison Blanche! "
Peut-être est-ce la solidarité d'être touriste tous les deux, ou bien parce que je n'avais rien d'autre à faire et que je voulais être gentil comme ma maman me l'avait appris, enfin, l’idée me pris de rapporter moi-même cette bourse à sa propriétaire. J’aurais bien pu la donner aux policiers, mais je me dis que cela prendrait plus de temps. Je voulais le faire par moi-même.
Puisque j’étais à 200 pieds de la résidence présidentielle, j’y suis allé, la bourse sous le bras, comme un vrai fiffon ! Autour de quelques touristes, j’ai aperçu la Maison Blanche… et elle est comme dans tous les films, tous les documentaires, toutes les émissions. Mais elle était en vrai alors je suppose que c’était mieux.
Je m’égare !
Donc, je tente d’appeler sur un téléphone public l’opérateur pour qu’il me transmette, à frais viré, au numéro de téléphone floridien. Je ne réussis pas à comprendre l’opérateur. En pleine heure de pointe, le bruit des grandes rues de D.C. englobait tout ! Je décidais donc d’aller dans un hôtel afin d’y être tranquille. Lorsque j’eue enfin réussi à rejoindre une personne au bout d’un fil floridien, ce fut le mari de la dame. Je lui expliquai que j’avais retrouvé la bourse de sa femme et que je voulais lui remettre.
- Is there a phone cell in the burse ?
- No, I’m sorry
- She was suppose to get the train at 7h30!
- I can see some train tickets here, but no cell phone.
- What is the number of your cabin? I call my daughter that is with her and they will call you back, ok?
- Ok, I’ll wait.
Je lui donnai le numéro de téléphone de ma cabine téléphonique.
Peu de temps ensuite, une fille me rejoint par cette cabine téléphonique. (Voilà pourquoi les cabines téléphoniques canadiennes devraient faire de même !) Elle me dit qu’elle doit prendre le train à 19h30 sinon elles devront acheter d’autres billets.
Elle me dit qu’elles sont déjà la Station de l’Union (Union Station) et qu’elles ne savent pas comment me rejoindre.
« C’est pas vrai ! pensais-je, je ne suis toujours bien pas pour leur dire d’aller se faire voir après tout cela ! »
- Ok, don’t move, I’ll go to the Union Station. Wait for me at the information stand.
Je raccroche et sort de l’hôtel.
Bon, il est 18h40, j’ai moins d’une heure, je sais pas où se trouve le métro le plus proche ni a quoi elles ressemblent, ni s’il y a plus d’un kiosque d’information. Aller, on fonce par là !
Heureusement, je tombe rapidement sur un métro, et encore plus heureusement, sur la bonne ligne. Je réussis à m’y rendre pour 19h10 environ. La dame, reconnaissante, me remercie beaucoup et me glisse un billet de 20$ dans la main. Elle fonce alors vers son train. Je regarde encore une fois dans ma main, c’est 60$ qu’elle m’a glissé dans la main… Mmm, lucratif la Bonne Action ! non ?

C’est fou comme une bonne action peut rendre une journée fade en journée formidable en peu de temps. J’avais vraiment une journée de merde jusqu’à ce que je me décide à prendre cette bourse et la rapporter à son propriétaire. Lorsque je rentrai à la maison, j’avais un large sourire et je l’ai toujours maintenant.

Bonne nuit, je devrais faire de meilleurs rêves.

1 commentaire:

François a dit...

Elle est bien bonne, celle-là!!! Merci des nouvelles!