Ces derniers temps, une grève sévie dans le domaine des C.P.E., ces garderies à 7$ ou, comme le souhaitent les travailleuses (le féminin l'emporte haut la main dans cette branche), des centres éducatifs pour enfants en bas âge. Les travailleuses se sont mobilisées pour recevoir un salaire qui prendrait en conséquence leur charge élevée de travail. Elles demandent à ce que leur peine mérite un plus grand salaire. Bref, elles veulent plus de cash parce qu'elles croient le mériter.
Ca fait à peine... quoi.. trois-quatre ans maximum que le programme existe. Ce fut une mini-révolution, un changement monstre dans le mode de vie québécois. Les deux parents pouvaient dès lors travailler, mener une vie active et productive et avoir des enfants et une jolie famille en même temps. Tout cela sans se ruiner car cela ne leur coûtait que 7$ par enfant alors que le gouvernement en paye 38$ par enfant. Wow, c'est fantastique de voir que le gouvernement paie pour un si bon système... tous sont content, trouvent qu'il s'agit là d'une initiative formidable. Les autres gouvernements du Canada, voire du monde, s'intéressaient à cette innovation québécoise faisant de la province une sociale-démocratie avant-gardiste.
Mais...
Parce qu'il y a un mais,
Les pauvres petites éducatrice trouvaient qu'il ne fallait pas donner la chance au programme de bien se huiler. Faut frapper tout de suite, maintenant!!! Pendant que le programme est encore faible et fragile! Montez nos salaires.. Tout de suite!!!!
C'est foutrement con de faire ça!
pourquoi??
- C'est un bon programme qui est extrêmement utile à toutes les familles.
- Cela permet d'intégrer l'enfant à un cercle social en bas âge.
- Cela promeut le Québec face à l'étranger
- Cela conforte le Québec dans sa situation d'État avant-gardiste.
Bref, bravo mesdemoiselles de mettre d'la marde dans le gâteau! Vous risquez de faire tomber un bon programme car vous êtes convaicues que votre peine est plus grosse que votre salaire. Comme tout le monde, quoi! Cela est extrêmement individualiste et c'est ce qui est paradoxal avec le syndicalisme d'aujourd'hui : le but n'est plus d'offrir une protection contre le mauvais patronnage, mais au contraire, il est devenu un puissant moyen de renverser les pouvoirs entre employés et patron. Il n'y a rien de mauvais jusqu'à ce que les limites soient dépassées.
Dans le cas des C.P.E., la facture ne peut plus être payée par le Gouvernement, comprennez qu'il paye déjà 85% de la note.. faudrait pas exagérer! La solution la plus logique et celle que je souhaite est que la facture aille directement dans les poches des parents! De cette façon, le gouvernement montre qu'il est d'accord avec les éducatrices sur le fait qu'elles ont le droit de demander plus d'argent.. mais renvoie la balle au peuple et fait payer ceux qui sont supposés bénéficier du système.
Esperons même que la marde pogne entre parents et educatrices, comem ca, on pourra assister à une belle chicane entre nous-autre sur le sujet que j'ai amené.
Personne ne critique les syndicats car ca ne les touche pas.. généralement, c'est le gouvernement qui en fait les frais. Si on fait payé quelqu'un d'autre, on réalisera peut-être qu'on se tire dans l'pied quand on pense que l'on mérite plus que son voisin, lorsque nous sommes inconsciemment nombrilistes ou lorsque nous sommes convaincu qu'il y a éternellement du lait dans la vache gouvernementale.
Bref.. elles sont ben belles les jeunes éducatrices.. mais elles ont tord de demander une plus grande part du gâteau... elles deviendront grosses pis lettes pis personne ne les aimera!
lundi, juin 20, 2005
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